caso Barrios Alto (del 14 de marzo de 2001) relativa a Perú y al desechar la prescripción en la sentencia del caso Bulacio vs. Argentina (del 18 de julio de 2003). 86. No debería pasar inadvertido que en el presente caso de la Comunidad Moiwana vs. Suriname, la organización de derechos humanos “Moiwana ‘86” procuró, en vano, prevenir la promulgación de una ley de amnistía en Suriname. Tal como lo advirtió la Corte Interamericana, en cuanto a los hechos probados en la presente Sentencia, el Presidente de Surinam, el 19 de agosto de 1992, promulgó oficialmente la “Ley de Amnistía, la cual otorga amnistía a quienes cometieron ciertos crímenes durante el período comprendido entre el 1° de enero de 1985 y el 20 de agosto de 1992, con la excepción de los crímenes de lesa humanidad; los crímenes de lesa humanidad están definidos en la ley como "aquellos crímenes que, de conformidad con el derecho internacional, se encuentran clasificados como tales"99. 87. En el libro La mémoire, l'histoire, l'oubli (2000), P. Ricoeur puntualmente advierte que “el olvido no es sólo en enemigo de la memoria y de la historia” sino que también “es el emblema de la vulnerabilidad de la condición histórica en su conjunto"100. Luego, critica la evasiva legal precisamente de la prescripción y la amnistía: "(...) La prescription est une institution étonnante, qui s'autorise à grand-peine de l'effet présumé du temps sur des obligations supposées persister dans le temps. À la différence de l'amnistie qui (...) tend à effacer les traces psychiques ou sociales, comme si rien ne s'était passé, la prescription consiste en une interdiction de considérer les conséquences pénales de l'action commise (...). C'est le refus, après un laps d'années défini arbitrairement, de reparcourir le temps en arrière jusqu'à l'acte et ses traces illégales ou irrégulières. Les traces ne sont pas effacées: c'est le chemin qui est interdit (...). Comment le temps pourrait - il à lui seul (...) opérer la prescription sans un consentement tacite à l'inaction de la société? Sa justification est purement utilitaire"101. 88. P. Ricoeur luego se refiere a la reacción del Derecho antes tales intentos de imponer el olvido, en especial en los casos de graves violaciones a los derechos humanos: "L'imprescriptibilité signifie que le principe de prescription n'a pas lieu d'être invoqué. Elle suspend un principe qui consiste lui-même à faire obstacle à l'exercice de l'action publique. En supprimant les délais de poursuite, le principe d'imprescriptibilité autorise à poursuivre indéfiniment les auteurs de ces crimes immenses. En ce sens, il restitue au droit sa force de persister en dépit des obstacles opposés au déploiement des effets du droit. (...) C'est fondamentalement la gravité extrême des crimes qui justifie la poursuite des criminels sans limite 99 . Párrafo 86 (39) y (40). 100 . P. Ricoeur, La mémoire, l'histoire, l'oubli, Paris, Ed. Seuil, 2000, pág. 374-375. 101 . Ibid., p. 610. 27

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